Traquer derrière le masque social la vérité des visages, des corps, des gestes et des sentiments, la soif éperdue d’un bon- heur instable et fragile: tel aura été le pari de ce franc-tireur obstiné, qui aura lutté contre vents et marées pour construire une œuvre farouchement personnelle, en rupture de ban aussi bien avec Hollywood qu'avec un cinéma indépendant souvent aussi conventionnel que l’autre. Cinéma charnel, passionné jusqu’au vertige – mais où l’on rit beaucoup aussi, les beuve- ries dantesques aidant –, constamment sur le fil du rasoir, mais qui ne doit presque rien, malgré les apparences, à l’improvi- sation, et tout à une spontanéité recréée dans et par le tour- nage (dix-sept heures de rushes pour aboutir aux deux heures de Faces !), avec la complicité d’un clan de fidèles, techniciens et interprètes – Peter Falk, Ben Gazzara, Seymour Cassel et, bien sûr, Gena Rowlands. Des films qui vous lavent le regard.
En +
Un documentaire sur Cassavetes durant le tournage de Love Streams:
I'm almost not crazy. John Cassavetes: The man and his work (1984)
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Shadows John Cassavetes >18/08 | Faces John Cassavetes >04/08 | A Woman Under the Influence John Cassavetes >11/08 | The Killing of a Chinese Bookie John Cassavetes >30/06 |
Opening Night John Cassavetes >07/07 | Love Streams John Cassavetes >14/07 |