Ponyo sur la falaise se classe indiscutablement aux côtés des plus francs chefs-d’œuvre de Miyazaki, Chihiro, Mononoke, Totoro ou Nausicaä. Attaché à raconter la passion amoureuse liant un garçon du littoral avec une petite poissone magique, Ponyo affirme s’inspirer de la Petite Sirène d’Andersen, et de nombreux éléments l’attestent. Mais le film est aussi très éloigné de cette matrice devenue universelle et décolle finalement vers un récit beaucoup plus proche du monde du conte et de la féerie que l’œuvre originale.
Tout cela en dessins, couleurs, traits, musiques. Tout cela fait à la main et surgissant de la planche à dessin. Tout cela animé, c’est-à-dire doté d’une âme qui pourrait faire pâlir d’envie les plus obstinés chasseurs de réalisme.